Devenez membre
:: Accueil  ::  Téléchargement  ::  Votre compte  ::  Forums  ::  Recherche  ::
Sommaire
· Accueil
· Archives
· Calendrier
· Contacter-nous
· Les sujets du site
· Liens Web
· Mémoire
· Mentions legales
· Questions-de-droit
· Recherche
· Recommandez-nous
· Soumettre un témoignage, un article
· Téléchargements
· Vos réactions, vos questions
· Votre compte
 
Connexion utilisateur
Bienvenue, Anonymous
Surnom/Pseudo
Mot de Passe
(Devenez Membre)
Adhésion:
Dernier: beruthiel
Nouveaux: 0
Nouveaux d'hier: 0
Tous: 1293

Public en ligne:
Visiteurs:
Membres:
Total: 0
 
Qui est en Ligne ?
Il y a pour le moment 0 invité(s) et 0 membre(s) en ligne.

Vous êtes un visiteur anonyme. Vous pouvez vous enregistrer gratuitement en cliquant ici.
 
Sur les rives du Styx : la fin de vie en débat: Jardin du souvenir

recherchez dans ce sujet:   
[ Retour à l'accueil | Selectionnez un nouveau sujet ]

Saint-humbert
Jardin du souvenirAnonymous a écrit : "aujourd'hui 25.mars 2005
c'est la "saint HUMBERT" j'ai donc une pensee pour tous les humbert qui nous ont quittes .
O.HUMBERT. "
Transmis par admin le 03 April 2005 à 11:54:37 CEST (2157 lecture(s))
(Suite... | Score: 0)
Encore un moment...
Jardin du souvenirframb a écrit : "
Il y aura toujours ta place, à la table de nos souvenirs, au milieu des regrets, au milieu des soupirs, pour les beaux jours passés, les instants partagés, les rires, les rêves, le temps presque parfait.
Si nous savions.... Mais, nous savons... Le temps compté, l’irrémédiable. Et pourtant chacun laisse l’occasion passer de dire l’essentiel, d’oser faire le bon geste.
Tu es si peu parti, et déjà tu manques à cette histoire inachevée. Il est toujours trop tard pour s’être réveillé. Nous n’avons pas su dire chacun à notre tour, Fabrice que nous t’aimions, comme un ami, comme un frère, comme toi seul tu étais, avec tes faiblesses ou peut-être pour elles, avouées simplement certains jours de cafard.
Nous n’avons pas su dire. Pas assez tôt, pas assez fort. Personne n’a su vraiment et nous restons sans voix, avec tous ces remords d’être si négligeants. Fallait-il que notre amour soit tiède pour que tu n’y crois pas, que tu perdes l’espoir. Comment imaginer, un jour, la vie sans toi, et l’occasion manquée de dire ce qu’il fallait, de dire le mot juste et qui t’aurait trouvé. Comment se résigner à n’avoir été que médiocre et désormais privé de la chance, un jour, de faire mieux ?
Et pourtant il faut bien. Il est toujours trop tard, mais je jure que demain, je planterai un arbre qui portera ton nom et qui continuera ta vie interrompue. Là, si ta voix nous manque, le vent nous la rendra.
"
Transmis par admin le 29 February 2004 à 18:31:11 CET (1934 lecture(s))
(Suite... | Score: 5)
Memento mori,
Jardin du souvenirframb a écrit : "




Je n’ai compté encore ni les jours, ni les mois. Tu es parti, voilà, et tout est dit. Tu as choisi, tu ne reviendras pas et c’est dans le commun des jours qui s’en vont que tu nous manques, un peu souvent, beaucoup parfois. C’est dans nos fêtes, comme une place vide à table où tu devrais venir, mais où tu ne viens pas. C’est un silence où l‘on voudrait trouver ta voix, c’est dans le soir une ombre que l’on croise, quelqu’un qui te ressemble et pourtant n’est pas toi.
Ou te trouver alors, puisque tu t’es dissous dans le creux de la terre, et que la vie dont tu ne voulais plus se répand aujourd’hui dans les herbes et les fleurs. Ou te trouver pour rire encore des joies d’hier, des bonheurs partagés, de tout ce que le temps passant voudrait bien emporter.
Je veux lui résister et les autres avec moi. Je vais planter un arbre, aujourd’hui, et ici. Un arbre dont chaque branche continuera ta vie, qui grandira longtemps, et qui fera des feuilles où le vent chantera pour nous ces mots d’ami que tu pourrais nous dire si tu étais ici.
Plus jamais nous ne te chercherons en vain, là sera la maison où ton esprit viendra nous visiter un peu, nous reparler de toi. Au cours de nos voyages, si des vagues de la vie nous éloigne d’ici, il suffira d’ouvrir une carte de France et de pointer le doigt en disant : c’est ici ! pour retrouver la route et venir te parler. Il suffira encore de s’asseoir un instant contre le tronc d’un autre arbre qui te ressemble pour que le monde entier soit aussi ta maison.
Et puis, un jour enfin, puisque ainsi c’est écrit, nous aussi nourrirons de nos cendres la sève qui monte dans ces branches. Alors sans regrets d’incertains paradis, nos vies continuerons au rythme des saisons à s’emmêler les feuilles pour offrir aux vivants une ombre amicale.
"
Transmis par admin le 29 February 2004 à 18:30:38 CET (1629 lecture(s))
(Suite... | Score: 0)
Une vie et si peu
Jardin du souvenirframb a écrit : "




La vie doit s’achever pour que la vie continue. C’est une certitude avec laquelle les Hommes doivent vivre. Pourtant, nous savons tous ici que c’est difficile à admettre. On voudrait que cela dure encore, on remet au lendemain les choses urgentes à se dire et puis voilà, un jour, pour une bêtise, une canicule qui n’en finit pas, c’est fini et les mots suspendus restent là. Pour qu’ils trouvent un lieu où se poser, il n’y a plus que ce papier devant moi, quelques feuilles blanches pour quelques mots d’adieu en notre nom à tous.
Tu aimais les cérémonies. Celle d’aujourd’hui ne comporte ni de grands défilés, ni de têtes couronnées. La cérémonie d’aujourd’hui a lieu en ton honneur et nous aimerions croire que tu n’en perds rien. L’union des voix fut rendue bien difficile par la souffrance de ton départ et toutes les questions restées en suspens.
Pourtant le temps n’a pas vraiment manqué. 81 ans c’est déjà beaucoup d’années, mais nous les avons laissées passer sans se dire qu’un jour, il serait trop tard, ou bien en se disant qu’on ne gagnerait rien à les dire. Et maintenant, il est difficile en quelques lignes d’évoquer ces années. Pour parler de toi, les mots se bousculent et se dérobent. Il y les bons, il y a les durs, il y a tous ceux qui font une vie d’Homme .
Dire qui tu étais vraiment, bien peu ici en seraient capables sans prendre le risque de se tromper. Tu as su jusqu’au dernier jour garder pour toi les questions que la vie te posait. Parfois, tu laissais échapper quelques phrases au sens énigmatique dont tu avais le secret et nous devions faire avec. Sans doute pensais-tu que c’était à nous de faire l’effort, de saisir l’essentiel. Nous n’avons pas toujours réussi.
Ce que je peux dire pour ne rien trahir, c’est que tu te donnais à voir comme un grand mur percé parfois de petites fenêtres qui laissaient passer une lumière que tu distribuais avec économie, avec pudeur sûrement, quand tu voulais, à qui tu voulais !
Pour certains, ce mur fut un rempart contre lequel ils s’appuyèrent et qui les protégea, pour d’autres une muraille à laquelle ils se heurtèrent souvent et se blessèrent parfois. Ceux qui partageaient ton quotidien étaient souvent désemparés par cette indifférence que tu semblais opposer à tous les évènements heureux ou malheureux qui jalonnèrent ton existence.
Sans doute, la vie qui, depuis ton jeune âge, ne t’avait pas épargné, y était pour beaucoup. Elle t’avait pris successivement, ton pays, la Belgique que ta famille dut quitter pour assurer sa subsistance, puis un frère et une sœur et enfin à dix ans et demi elle t’arracha ton père et signa en quelque sorte la fin de ton enfance. Il t’avait fallu être fort pour soutenir ta mère et avec ton frère Robert l’aider à faire tourner la ferme pour qu’elle vous nourrissent tous, ne pas te plaindre, travailler beaucoup, obéir à cette mère que tu admirais. Plus tard, quand la vie a pris ton frère, tu as dû aussi renoncer à cette ferme et à la liberté qu’elle te donnait. Je pense que tu en as beaucoup souffert sans en parler bien sûr.
Alors, cette cuirasse dont tu t’étais revêtu et qui te faisait affronter la douleur en serrant les dents, sans rien dire, était sans doute ta seule défense contre ces coups du sort, la condition pour rester vivant.
Nous avons dû faire avec. Trembler d’abord et rire ensuite de tes conduites « héroïques » et des dangers aux travers desquels tu étais passé. Aujourd’hui, alors qu’une dernière fois tu as fermé ta porte pour affronter seul ta dernière adversaire, il nous faudra attendre un peu avant d’en sourire et de dire « c’est bien lui ! » Tu t’étais construit ton monde , tu pouvais passer des jours devant les caprices d’un moteurs et contraindre la mécanique à t’obéir.
Ton acharnement pour réparer, souvent ingénieusement, toujours avec l’esthétique « firminesque », les objets les plus usés, restera irremplaçable.
Les livres étaient ton refuge et les prodiges de la science comme les sursauts de l’histoire tenaient une grande place et te permettaient d’affronter la fuite du temps et de regarder le monde en face.
Tu étais un grand mur rude, mais je l’ai dit par tes fenêtres parfois jaillissaient des éclats de lumière dont tu nous faisais cadeau, à ta manière, sans rien dire et nous serons nombreux à nourrir ton souvenir de ces petits éclats de tendresse : des oeufs en chocolats pour tes petits enfants, ou ce carton plein de babioles collectées jour après jour pour être déposées un matin, sans un mot, sur la table.
J’ajouterai à l’inventaire, tes chansons sous la douche (vous n’êtes pas venu dimanche ), tes dictons qui deviendront célèbres et dont je retiendrai le plus juste « le soir tous des héros, le matin tous des zéros », tes haussements de sourcils énigmatiques, ton dictionnaire personnel. Je n’oublierai pas non plus les petits rituels qui rythmaient les jours : la gymnastique du matin, les quatre Spéculos dans le café et celui du chien….
Alors bien sûr, il y dans ce mur des pierres coupantes qui nous ont quelques fois blessés, mais pour tout ce que j’ai dit avant, pour cette vie d’Homme menée avec courage, je voudrais que chacun puisse te pardonner comme je l’ai fait moi-même et comme j’espère tu as pardonné à ceux qui t’on blessé et dont nous faisons partie.
Maintenant, il ne nous reste qu’à te dire adieu en te demandant de regarder quelques fois vers nous avec bienveillance. Nous tes enfants, tes petits enfants, de chair ou de cœur réunis autour de notre mère et tous les autres bien sûr, dans la vie des quels tu avais une place importante..
Nous espérons que ce matin du 9 août, après avoir chanté une dernière fois cet Ave Maria qui t’avait si souvent aidé, tu as bien reçu le signe que tu attendais. Nous sommes ta vie qui se prolonge et comme nous sommes nombreux, l’histoire va continuer.
"
Transmis par admin le 29 February 2004 à 18:30:10 CET (1707 lecture(s))
(Suite... | Score: 5)
Déclaration à la CNIL n° 851420
PHP-Nuke Copyright © 2004 by Francisco Burzi.
Logiciel gratuit que vous distribuer librement en respectant la licence GPL.
PHP-Nuke et distribué sans aucune garantie, pour plus de détails veuillez consulter la licence.
page générée en 0.09 S

Sur les rives du Styx